Comment j’ai hacké le livre du Corporate Hacking.

Vanessa SORZE Le post de #Scribness 0 Comments

makestorming - guide du corporate hackingEn tant que rédactrice de la Team Kosmoss j’ai des lectures suggérées par le Grand Gurutix.

En tant que hackeuse née, je procrastine repousse les deadlines imposées.

On m’en veut, on me rappelle à l’ordre et c’est bête hein parce que le livre « Makestorming – Le Guide du Corporate Hacking » me donne raison de le faire. Huhu (jubilation non feinte).

Au lieu de vous faire une fiche de lecture je vais vous apporter ma lumière sur le sujet, après tout, c’est bien le but d’avoir lu ce rayonnant bouquin.

Quel est le profil type du corporate hacker ?

Le hacker :

  • veut comprendre par lui-même (dusse-il y passer des heures)

  • préfère la liberté à l’autorité (tous des hackers en puissance?)

  • préfère l’action au plan d’action (moins de blablas et plus de concret)

  • privilégie le résultat plutôt que la règle (non il ne lit pas les alinéas et les petites lignes en page de page!)

  • est curieux et valorise le plaisir (non, remplir les tableaux excel journaliers ne le fait pas rêver)

  • travaille en réseau et partage ses résultats (d’où sa présence native dans les groupes open sources)

Ramené au Hub Kosmoss c’est top : l’idéation est bien présente, l’espace de coworking favorise les échanges et les groupes de travail pluridisciplinaires favorisent le travail créative et brise la monotonie.

Quels sont les buts du corporate hacking ?

Faire bouger les codes, transgresser les process, changer les donnes engluées… pour le bien de l’entreprise !

Ne pensez pas que le corporate hacking n’a pour but que de pirater des données (c’est l’imaginaire collectif qui reflète ce genre de concept).

Le corporate hacking se résume à mettre des (bonnes) idées à l’épreuve en disruptant cassant les codes un peu trop figés de l’entreprise dans laquelle il évolue.

Son constat est simple, au lieu de sombrer en « bore-out » (épuisement – lassitude professionnelle) il préfère la jouer fine et au choix :

  • travailler dans son coin à l’aide de complices pour innover en secret

  • faire entrer (parfois de façon fracassante) des idées auprès de la direction pour casser les silos

  • chercher des solutions innovantes et les proposer (avec plus ou moins de tact) aux autres.

Les résultats obtenus par des (valeureux et obstinés) hackers sont variés :

  • lancement de nouveaux produits auxquels personnes ne croyaient et qui cartonnent

  • rupture de process trop étriqués qui fonctionnent parfaitement sur le terrain

  • essais de nouvelles méthodes de lancements de produits…

Le corporate hacking dont la réussite la plus probante est celle de « Le Zinc© » (Zone d’INtelligence Collective) qui permettent de bénéficier d’ateliers collaboratifs pour de l’idéation, du marketing ou du digital. En somme : penser à plusieurs c’est bien meilleur. ( Plus d’infos sur le mouvement sur la page des Hacktivateurs.)

Les réussites et les exemples de hacks qui fonctionnent sont nombreux, mais ils ont tous un point commun : «Les hackers ont tous pris la pilule rouge ».

Souvenez-vous de la scène du film Matrix où Morpheus donne deux options à Neo. : « Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de beaux rêves et penser ce que tu veux. Choisis la pilule rouge : tu restes au Pays des Merveilles et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre. »- Hacker le système c’est la pilule rouge.

makestorming - corporate hacking

Mon passage préféré -Allez savoir pourquoi…

Pourquoi les hackers ne sont pas plus nombreux ? Parce que la singularité c’est dur à porter et que la responsabilité qu’elle implique demande à la fois énergie, persévérance et confiance en soi inébranlable, d’où l’intérêt de trouver un complice pour porter le projet à deux.

La définition des Makers initiateurs de corporate hacking.

Chez Kosmoss on use sans abuser du terme makers – Ce livre sur le Makestorming nous en livre une définition :

« Les makers sont considérés aujourd’hui comme une extension des hackers dans le monde réel, le monde des objets. Leur philosophie ? Celle de la bidouille et du Do It Yourself (Fais Main / Fais Maison). »

Dans l’équipe Kosmoss on est loin des bidouilleurs par contre on est concrètement plus dans le Faire (to Make) que dans la réunionite sans but ni fin. On est dans l’apport et l’idéation de solutions concrètes. Certains diront « on est pas là pour enfiler des perles » – ça résume bien l’idée. 😉

Comme c’est un truc pas mal à la mode ces derniers temps, nous aussi on peut citer le Général de Gaulle : « L’intendance suivra ! » – Ben non. Général tu as tout faux. Bim !

Dans le hacking c’est l’intendance qui prévaut ça casse les codes mais c’est pour une bonne raison : « on se fiche du fonctionnement de l’entreprise, on se met à la place de l’utilisateur final, on se cale sur un marché et on apporte les solutions adéquates et pas l’inverse. »

« Et comment procède t’on ? » Répond feu le Général – furibond.

Le sprint : le format idéal pour un premier corporate hacking.

La chose la plus précieuse et la plus chère en entreprise (non ce ne sont pas les capsules de café) c’est le temps !

La méthode qui fait taire les boss qui n’ont pas de temps à perdre et qui remobilise les salariés devenus allergiques aux réunions c’est le Sprint. J’ai déjà fait plusieurs articles (un design sprint vu de l’intérieur, un design sprint par Pierre Francoz, un design sprint Lyonnais pour Kosmoss)  sur les bienfaits de cette méthode plébiscitée par le Groupe Kosmoss et appliquée aussi pour ses clients.

Le concept du sprint est d’une simplicité telle qu’on se demande encore pourquoi il n’est pas légion / obligatoire : accélérer le temps de décision / d’idéation par 10.

Les principes du MakeStorming inaltérables :

  • L’union fait la force : jamais en solo, des outils collaboratifs, des sources d’informations mutualisées et des espaces d’échanges ouverts à tous et toutes (of course).

  • La désobéissance pour bien faire : on ne joue pas les enfants capricieux, si on désobéit c’est pour faire avancer les choses et casser les chaines des process accrochées aux pieds de la créativité collective.

  • L’action plus que le plan d’action : ne pas retomber dans les travers de l’ancien monde, on ne va pas casser des procédures pour s’engluer dans de nouvelles, on passe à l’action et on ajuste. Voir notre article « Hacking du site Kosmoss » et voir comment la Team BG applique le « Quick ‘N Dirty ».

  • Qui fait quoi plutôt que qui est qui ? On se base plutôt sur les aptitudes de chacun que sur les diplômes, cela renforce la confiance en soi des acteurs et insuffle une motivation sans égale.

  • A grand pouvoir – grande responsabilité: rester ambitieux et ne pas craindre les échecs – d’ailleurs il n’y jamais d’échec il y a des expériences. Tout est dit.

Comment assumer / faire assumer son côté Corporate Hacker ?

Un corporate hacking au grand air – oui oui, on travaille!

Certains de l’équipe Kosmoss pourront vous le dire, personnellement je n’ai aucun souci pour assumer mon côté corporate hacker, pour les plus timides d’entre vous, voici les conseils du Guide du Corporate Hacking :

  1. Devient un intrapreneur : celui qui fait bouger les lignes de l’entreprise de l’intérieur.

  2. Trouve ton équilibre vie pro / perso : ne te noie pas dans le boulot, respire !

  3. Sois curieux et forme toi : tu es conscient de tes lacunes alors fonce pour les faire diminuer.

  4. Mise sur le travail collectif : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». #Amen.

  5. Rester au bureau jusqu’à 20:00 est inutile : ne mesure pas ta performance au temps passé au boulot, décroche et va respirer (oui encore!), si après 17h tu n’es bon à rien, va boire un verre avec tes amis. C’est bon pour ta tête, c’est bon pour le business – le cerveau doit se reposer pour mieux fonctionner.

  6. Change ton rapport à l’autorité : oublie la cravate de ton boss et imagine le le matin avant son café. Tu vois il est humain comme toi, voici une nouvelle qui va changer ta vie, si si.

  7. Refuse le jargon corporate (spéciale dédicace à Gurutix) : reviens aux termes qui parlent à tous.

  8. Évangélise les autres : sois un exemple à suivre, à plusieurs hackers et avec vos idées de génie vous allez gagner du poids face aux réticences de la direction.

J’avoue que lorsque j’ai lu ce passage du livre (page 158/ 159) j’ai dit « Oups ! J’ai fait du hacking sans le savoir ! ». Allez savoir, j’aurais presque pu l’écrire ce livre… En tout cas c’est évident que le sujet m’a parlé !

Allez-chiche, on devient tous « Corporate Hackers » demain ! Qui veut des astuces ? Je vous file les miennes…

Et vous ? Êtes vous prêts à bousculer les codes et à laisser votre talent s’exprimer ? Commentez, partagez votre expérience !

Vous aussi offrez vous le Livre « Makestorming, le guide du corporate Hacking ». de Stephanie Bacquere et Marie Noéline Viguié des Editions Diateno.

Pour aller plus loin sur le sujet, offrez vous aussi le Magazine Socialter n°23 du mois de Juin qui traite aussi brillamment du sujet.

corporate hacking en terrasse

Quand je hacke mon dîner pour finir mon article en retard…

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