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La non-interview des gardiens du temple du Groupe KOSMOSS

Vanessa SORZE À la Une, Le post de #Scribness 3 Comments

interview Kosmoss - agence design sprint

Chez Kosmoss comme à Saint Etienne, on a plus d’énergie fossile, on carbure à la force créative.

Vu que Claire Chazal a quitté la scène, c’est moi Vanessa Makers (@scribness) qui m’attelle à la non interview des gardiens du temples du Groupe KOSMOSS.

Je les croise souvent et je commence à les cerner un peu ces deux là, mais vous, connaissez-vous Julien Legat et Sylvain Vallier, les co-fondateurs du Groupe KOSMOSS?

Parce qu’à vouloir rentrer dans des moules on finit par devenir tarte, j’ai décidé de leur faire répondre à des questions que personne ne leur pose et c’est bête, parce que leurs réponses à mon interview valent le déplacement !

CV non conventionnels de Sylvain Vallier – Julien Legat

Profession

Julien : Avocat de designers (rire)

Sylvain : Designer non pratiquant

(principale) Qualité

Julien : on dit de moi que je suis créatif

Sylvain : j’espère être curieux – spéciale NDLR Julien : généreux

Défaut

Julien : on dit de moi que je suis (trop) speed ; je dirais absolument impatient.

Sylvain : râleur

Kosmoss - agence design produitSurnom

Julien : Ju ou JL dans mes pieds d’emails

Sylvain : Pinpin (héritage de l’époque des coursiers verts )

Hobbies

Julien : fendre du bois & le voyage à vélo avec des sacoches.

Sylvain : Bricoler & la cuisine, et en particulier (en ce moment ) une fascination pour la cuisine “primitive “ au feu de bois.

Livre de chevet / Phrase inspirante

Julien : pas mal de bouquins entamés en ce moment ; en particulier Wild Idea de Dan O’Brian et Roger Tallon – Le design en mouvement

Sylvain : Livre du moment  “Mallman on fire” – “ Au delà de la saga Swatch  – Nicolas Hayek”.

Influences Pro / Perso

Julien : De José Mourinho à Philippe Baur, mon premier mentor.

Sylvain : Le japon – L’umami , la cinquième saveur / L’histoire entrepreneuriale de Steve Job sans retenir qu’Apple mais en pensant aussi à Pixar, Next.

Playlist dans le casque

Julien : Agnes Obel et Deezer en mode aléatoire avec plutôt de l’électro.

Sylvain : Terence fixmer, Etienne de Crecy, Mr Oizo en boucle aléatoire.

Qu’est ce que vous pourriez-faire avec 1€ ? 100€ ? 1K€ ?

Julien : acheter une baguette fraîche / déposer 4 noms de domaine / mettre une vache Highland dans un pré ou bien économiser 1101 euros selon l’humeur.

Sylvain : déguster un Pasteis de Belem, faire un repas à partager, acheter mon premier drone.

Les questions que la presse ne pose jamais en interview

Qu’auriez-vous envie de dire aux sceptiques, à ceux qui doutent de votre concept Hubs + Makers ?

JL : Qu’il faut ouvrir la fenêtre du salon et regarder le monde qui bouge. Le système rassurant des CDI de papa n’est plus une fin en soi et les mutations du travail et de l’entrepreneuriat font qu’on doit désormais savoir recruter des talents de manière alternative.

L’autre réponse est de dire que nous créons une dream team et que nous allons bosser dans des lieux inspirants en créant les conditions de notre nomadisme et un socle commun d’expertises.

SV : On test quand? Passons à l’action remplissez notre formulaire projet pour bien identifier votre besoin. On a peut-être une solution – Si vous n’avez pas de besoin, c’est pas grave !

Parlez-nous de votre concept de designer désintégré.

JL : C’est une boutade dont l’objet est d’aiguilloner mes copains designers. Disons qu’il s’oppose à celui de designer intégré régulièrement cité comme un graal par certain(e)s. Et que par définition, si tu n’es pas intégré, tu es désintégré. Pas cool.

Je veux écrire un billet là dessus car cela me préoccupe que plein de talents soit uniquement focus sur l’idée de se “faire intégrer”. Pour moi c’est comme vouloir mettre un lion en cage.

SV : On entend “trop” souvent, en parlant des designers, qu’il y a des designers intégrés? Bizarre quand même ! Julien m’a dit un jour “si le designer est pas intégré, il est quoi? Désintégré? 🙂 ”

On a jamais vu un ingénieur intégré, un DAF intégré…

Kosmoss - agence designer france

Lancez-vous une startup pour devenir milliardaire ou pour la revendre à un fond ?

JL : Ben oui et pour acheter une rolls royce et un chateau fort. Evidemment non, on veut disrupter notre activité parce que c’est intellectuellement stimulant. Le format startup au sens de la définition d’Eric Ries est excitant dans notre monde d’incertitudes. Sylvain m’a permis d’imaginer le scénario KOSMOSS en mettant à ma disposition une infrastructure robuste.

SV : Ni l’un ni l’autre, simplement se sentir vivre, stimuler intellectuellement, s’éclater au travail ! Une amie m’avait dit il y a 15 ans, en sortant de l’école des beaux arts, qu’il fallait que je crée mon job, je mesure aujourd’hui tout le sens de cette remarque et je la remercie.

Avoir mis sous forme de BOXX vos offres de service, ce n’est pas manquer un peu de créativité ?

JL : Je dirais que c’est tout le contraire ; ) Avec le recul c’est comme donner une partition à un chef d’orchestre qui pourra encore mieux laisser vivre une part d’improvisation, c’est comme donner une carte à un pilote de rallye ou écouter Barack Obama qui dit qu’il ne se pose pas de questions dans le choix de ses fringues quand il doit régler la destinée de la première puissance mondiale.

SV : Au contraire, c’est donner une vision structurante et structurée au design au service d’un projet !

Vous avez choisi de travailler avec des Makers ? Pourquoi ? Pour éviter les CDI qui rouillent dans leur bureau ?

JL : Oui notamment. Mais pas que ; ) chut secret (défense) de fabrication !

SV : Avoir ce genre de pensée c’est être rétrograde et conservateur. Travailler avec des makers c’est compter sur les talents de chacun et les laisser s’exprimer.

Pour innover il faut avoir l’esprit libre ! Compter sur des makers c’est ne plus être frustré de ne pas avoir la bonne équipe, les bons talents au service du projet, quand on pense client. Il n’y a donc plus de limites.

Pourquoi c’est cool Sainté ? Vous avez pas l’impression de vous planter en restant ici ? Vous ne seriez pas mieux à Lyon ou à Paris?

JL : C’est l’éternelle question quand on vit et travaille à St Etienne. L’herbe est toujours plus verte ailleurs. Mais la ville est assez bien connectée (à Lyon(sic)) et c’est un bon camp de base. L’environnement de plein air est cool. Le problème majeur est je crois de savoir attirer des talents capables de vivre durablement ici… C’est aussi la raison de la création de notre communauté de kosmoss fellows.

SV : Sainté c’est cool parce que c’est un territoire riche d’aventures, d’histoires industrielles et c’est surtout à 2h30 de Paris, à 1h00 de Saint-Exupéry ( L’aéroport Lyonnais – Kosmoss n’a pas encore son jet 🙂 ! ).

Des fois, je me demande si ce serait pas mieux d’être à Lyon pour attirer les talents, mais l’idée d’un Campus Kosmoss inspirant avec la logistique associée me séduit plus.

Est-ce que c’est cool d’être à 1km de la Cité du Design quand on bosse dans le design ?

JL : Ben y’a des expos sympas et la Biennale ; ) Donc oui. On a aussi le collectif Designer + qui a le mérite de fédérer un écosystème. Ensuite, mais ce sera du OFF, je pense qu’il y a encore un paquet de leviers pour faire (mieux) vivre cette filière du design et je crois qu’on devrait s’inspirer de ce que font les centres de formation en football. Notamment celui de St Etienne par exemple.

SV : Un équipement culturel qui éduque pour vulgariser le design c’est toujours cool non.

C’est quoi le pire défaut des freelances ? C’est difficile de bosser avec eux ?

JL : Attention il ne faut pas tous les mettre dans le même paquet ; ) Il y a la catégorie des indépendants heureux qui font durablement ce choix de vie et celles & ceux qui le subissent avant de trouver un job classique. On s’adresse à la première et on tente de lui montrer qu’on la comprend, qu’on l’aime et qu’on la respecte. Mais s’il faut lister un défaut, il ne pense pas assez à répondre OK bien noté aux e-mails.

SV : Il n’y en a pas, tant qu’on s’assure d’être compatible, aligné culturellement, et que les règles du jeu sont claires.

C’est quoi vos relations avec vos fournisseurs ?

JL : On charrie nos makers avec ce terme. On a pas de fournisseurs et même le papier est dealé avec Antalis qui est un partenaire.

SV : Fournisseurs? c’est quoi? Connais pas!

Chez Kosmoss on a des partenaires, pas de relations dominant / dominé de l’ancien monde industriel, on est là pour gagner ensemble !

C’est quoi un Kosmoss Fellow type ?

JL : Idéalement il a ces caractéristiques : d’abord #pro, puis #cool, #ilalapeche, et fait preuve de #forcecréative. Ensuite il est (forcément) #connecté et sait écouter #sesclients

SV : Il a eu plusieurs vies, il voyage, il est curieux, il est open mind, il aime le café, il est généreux.

Cool, Pro, Force Créative – #CPFC

Où serez-vous dans 5 ans ?

JL : Moi j’espère à Tallinn en Estonie avec ma famille pour gérer le bureau en charge de l’international pour KOSMOSS.

SV : À la pose de la première pierre du Campus Kosmoss?

Qu’est ce qui vous fait kiffer en général ?

JL : Du côté pro : Une équipe libérée et autonome qui prend du plaisir à bosser ensemble.

D’un point de vue plus perso : j’aime bien articuler des idées et concepts d’univers distincts pour créer des ponts. Les américains parlent de “ global bridger “ ici.

SV : Sentir la force créative et son adrénaline !

Question à 1€ – C’est la vôtre !

JL : J’ai pas de question.

SV : Quelle est l’expression que vous détestez par dessus tout?

C’est design ! je veux plus entendre ça! C’est horrible…

 

Si jamais vous avez envie d’en savoir plus sur le Kosmoss après tout ça c’est par ici!

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