KOSMOSS retourne en classe de CE1 pour un workshop

Romain Non classé 0 Comments

Débarquant dans une pièce qu’elle n’avait pas vu depuis des lustres, celle d’une classe de CE1, l’équipe engage la discussion et Julien explique avec pédagogie le métier de designer aux enfants, les regards ébahis par l’entrée en scène de cette team atypique.

TOUS DANS LES STARTING BLOC!

Le groupe est amusé de voir l’intérêt que peuvent porter des enfants envers ce beau métier encore méconnu du public. Pour les maintenir concentrés, 3 groupes d’élèves sont faits par tirage au sort. Le défi est de proposer aux enfants de penser un objet du quotidien en 2050 et de les guider dans cette démarche. Romain, Lucie et Duc rejoignent leur team respective et se mettent dans le vif du sujet. Notons les moyens utilisés et la pédagogie de chaque équipe :

Les idées des enfants sont sans filtres, et elles peuvent être farfelues bien qu’intéressantes

Romain, armé de son Mac et de son iPad, commence par montrer des exemples de produits de la vie de tous les jours susceptibles d’être améliorés. Les enfants, de façon unanime, choisissent la Nintendo Switch, à la grande surprise du designer qui ne pensait pas que la nouvelle génération penserait à une console (#momentvieuxcon). La candeur des enfants fait que des idées farfelues naissent : « et si on ajoutait des ailes ? », « pourquoi pas des ventilateurs ? ». Autant d’idées que de possibilités d’évolution. La future Nintendo sera donc équipée d’hélices faisant planer la console, pendant le jeu, évitant ainsi au joueur de la tenir. Une deuxième version écologique germe avec l’ambition d’une machine fonctionnant à l’énergie produite par l’herbe tondue !

 

Les élèves peuvent dessiner tout ce qui leur passe par la tête, et ce sans retenue

Lucie la Crasse, sosie de Matali Crasset, attaque également le workshop. Après quelques minutes, l’idée de concevoir les sneakers de 2050 est retenue. La technique est différente. Chaque élève dessine alors sur papier tout ce qui lui passe par la tête, sans retenue. L’une des enfants étonne Lucie par sa profusion d’idées : des chaussures qui glissent, qui volent avec des fusées, qui roulent, waterproof, etc. C’est décidé, la majorité retient le concept des baskets volantes. La question est « comment les faire voler ? ». Feutre noir en main, la designer sketche le produit : équipés de SonicShoes, on active les chaussures via un bouton on/off et l’expérience est lancée. Les sneakers lévitent et deviennent l’équipement phare du Hermès du futur.

 

Certains plus axés robotique dessinent chacun leur robot idéal pour un futur meilleur

Duc se retrouve avec une équipe composée essentiellement de garçons. Plus dur à canaliser, le designer, fort heureusement aidé de Julien, demande aux élèves de proposer des objets. Les idées fusent, mais tournent, sans surprise, autour de la mécanique : robot, tank, vaisseau, avion de chasse. À ce rythme, Duc aurait eu à redéfinir les engins de la Nasa… Restant convenable, l’équipe décide de penser un robot assistant les personnes âgées. Le chef de groupe propose à chacun de dessiner sa vision du robot. À la fin il décide de synthétiser toutes les idées intéressantes directement au feutre sur le k-board. Découle de cette alchimie le Phasbot, machine humanoïde, ultra-équipée pour toutes les interventions du quotidien.

Le time-timer tourne, la sonnerie retentit et chaque groupe choisit deux représentants pour promouvoir le produit de leur collaboration devant la classe. Avec beaucoup de timidité, les petits débutent leur speech, guidés par leur designer respectif. Au final, ils s’en sortent avec les honneurs. Certains sont mêmes impressionnants de par leur aisance à l’oral !Procédant à un vote à main levée, Romain et ses mini-designers remportent la victoire haut la main, la Nintendo Switch roulant à l’herbe a fait des ravages.

UNE JOURNEE RICHE

Le design commence par un bout de papier et un crayon

La conclusion de cette journée riche en émotion et très sport — car oui, gérer des enfants curieux et débordants d’idées est un exercice de terrain — est que les générations à venir sont porteuses d’espoir, que les médias ne leur ôtent pas leur capacité à imaginer, et qu’au contraire la maîtrise de leurs outils contemporains leur permettront d’appréhender le monde de demain. Lucie ajoute le mot de la fin, en les encourageant à dessiner le plus possible, d’illustrer sur le papier leurs idées. Car c’est la manière la plus simple de retranscrire son rêve.

Le design commence par un bout de papier et un crayon, n’est ce pas les enfants?!

La team Kosmoss

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