Maker du Mois de Juin : Florent, Designer Industriel

JessicaFichet Freelance, Le billet de #Jessica 0 Comments

Un nouveau profil tombe sur le LAB de Kosmoss. Il s’agit de Florent, designer Industriel multi-tâches.

Il ne vous suffira que de quelques questions pour découvrir l’univers de ce lyonnais aussi grand par la taille que par sa curiosité.

« Mon diplôme m’indique que je suis designer industriel mais mon quotidien me montre que j’ai bien plus de casquette »

Age
28ans

Taille
1m85

Ville
Lyon pour situer, Neuville-sur-Saône en vérité

Profession
Mon diplôme m’indique que je suis designer industriel mais mon quotidien me montre que j’ai bien plus de casquettes que ça.

Une spécialité
Grosse curiosité pour tous les process de fabrication, la fabrication numérique et sinon il m’arrive d’être facilitateur pour divers hackathon ou design sprint

Objet de prédilection
Une réglette Tajima en aluminium qui me suit depuis longtemps

Qualité(s)
Observateur & curieux

Point faible/pêché mignon
Tout ce qui se passe entre le début et la fin du repas.

Livre de chevet
En cours (depuis 1an) : Théorie de l’évolution Darwin. En (vrai) cours de lecture : Il se passe quelque chose  de Jérôme Ferrari. Prochaine lecture : Une chanson douce de Leïla Slimani

Une phrase
«N’ayez pas peur» de Karol Józef Wojtyla aka Jean-Paul II

Ton surnom
Poplo

Même si on n’aura pas l’histoire de ce surnom, on en connait un peu plus sur Florent. On continu sur cette lancée avec ses débuts dans le Chaudron Kosmoss : Depuis combien de temps travailles-tu pour la Team Maker ? Et surtout comment es-tu tombé dans le Chaudron (magique) ?

Début février 2017 pour le premier contact (je viens de vérifier). Je ne sais plus exactement comment je suis tombé sur kosmoss.fr mais je me rappelle que ce nouveau principe d’agence axé business développement « with makers » a tout de suite attisée ma curiosité. Ensuite, on a fait connaissance sur Slack et assez rapidement, je suis venu visiter le Chaudron un vendredi midi, le courant passant on a commencé à travaillé ensemble.

Sur quels projets travailles-tu avec le Groupe ? Et quel est ton rôle au sein des projets ?

Lorsqu’on s’est rencontré avec l’équipe, j’avais déjà été coach pour des Start-up week-end et j’avais l’opportunité d’être facilitateur UX lors d’un design sprint. Je crois, et cette vision est partagé par Kosmoss, que le métier de designer produit est clairement entrain d’évoluer car la vie des entreprises pour qui l’on travaille change aussi. Ce changement, plutôt que de le subir, je préfère l’accompagner. C’est pourquoi ces six derniers mois, je me suis beaucoup intéressé aux nouvelles méthodes de création type design sprint ou hackathon. Et c’est justement après que mon équipe ait gagné celui du dernier SIDO (Salon de l’Internet Des Objets) qu’on a mis en place le chantier de la restructuration de la Monster Boxx. Par là, on souhaite coupler la puissance et l’efficacité de la méthode des designs sprint aux besoins des nouveaux entrepreneurs à la recherche de partenaire en design produit.

 

« Le métier de designer produit est clairement entrain d’évoluer… plutôt que de le subir je préfère l’accompagner »

Tu es designer produit industriel, est-ce que tu pourrais nous parler de ton parcours en quelques mots ?

J’ai commencé mes études de design en STI Arts appliqués à la Marinière Terreaux de Lyon, puis un BTS en design de produit au même endroit. Là, j’ai eu la chance d’être accepté à l’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) où j’ai obtenu une licence en design industriel. Suite à mon diplôme, j’en avais un peu marre du cadre scolaire et je voulais me coller à la réalité du métier. Réalité que j’ai connue en étant stagiaire chez Normal Studio à Montreuil où j’ai pu travailler sur pleins de projets très variés. Du mobilier de galerie édités à quelques exemplaires à des projets d’interrupteurs électriques en très grande série. Suite à ce stage, j’avais deux certitudes. La première, que j’avais envie de revenir à Lyon et la seconde, que j’avais envie de mettre mes compétences au service de l’industrie. J’ai donc été embauché comme responsable du design pour un groupe d’extrusion aluminium lyonnais. Ensemble, nous avons travaillé sur quelques projets intéressants mais le manque de management et surtout de vision stratégique m’a vite fait comprendre que ce poste ne m’amènerait pas bien loin. J’ai donc quitté mon poste fin 2015 afin de devenir designer produit freelance pour des clients variés, industriels, éditeurs et start-ups. Parallèlement à mon activité, je conçois, fabrique et commercialise des séries d’objets qui explore le potentiel de la fabrication numérique appliquée à des matériaux pérennes, pour le moment hêtre  massif pefc et marbre.

La fabrication numérique et ses nouveaux enjeux

Quelles sont tes inspirations, tes modèles ?

Je m’inspire de la vie quotidienne. De l’observation de personne lambda ; comment utilise-t-elle tel ou tel produit ? Ou comment contourne-t-elle le problème ? Ça m’aide à comprendre l’usage que font les utilisateurs des objets et connaitre les raccourcis qu’il prennent lorsqu’il n’est pas adaptés à leurs besoins. Je crois que c’est une déformation professionnelle mais j’adore disséquer comment les objets ont été conçus et produits. Dans la même veine, c’est passionnant d’analyser la nature et comprendre pourquoi telle forme ou telle structure ! C’est aussi pour ça que j’aime jardiner et prendre soin de mon potager (en permaculture).

Si on te laissait une liberté totale, quel produit, objet aimerais-tu créer ? Pourquoi ?

Honnêtement, j’en ai aucune idée. Ce sont les contraintes et le contexte qui créent l’adrénaline du projet. Par contre, j’aimerais beaucoup travailler pour un projet qui porte l’ambition de faire évoluer les habitudes de consommation. Quelque chose de disruptif en terme d’usage et d’impact (positif) sur notre société.

Tu es actuellement en freelance, quels en sont les avantages ?

Une grande liberté, aucune semaine qui se ressemble et un perpétuel apprentissage sur soi-même.

Du coup, où te verrais-tu dans quelques années ?

Ancrer dans la région lyonnaise pour la vie de tous les jours, un endroit à découvrir pour le week-end et une région à explorer pour les vacances.

Le mot de la fin est pour toi : Poses-toi une question ?

Est-ce un chou, une fleur ou un chou-fleur ?

Je sais juste que c’était une graine de chou cabus et que dans cet état, ce n’est pas comestible.

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