10 lettres : A-m-b-i-d-e-x-t-r-e

Ambidextre … Ou la nécessaire organisation à 2 facettes des entreprises qui se fixent (vraiment) l’objectif d’innover !

Vous avez dit Ambidextre ?

Contenant la racine « dextre », qui signifie droite en latin, ce mot voudrait dire d’une personne qu’elle a 2 mains droites. Pas étonnant, lorsqu’on apprend que parmi la liste des ambidextres célèbres, on compte Jimi Hendrix ou Paul Mc Cartney…

Mais quid d’une entreprise ambidextre ?De quoi parle-t-on précisément lorsqu’on évoque le terme d’ambidextrie dans un contexte d’innovation en entreprise ?

 

© The Oxford Review

 Une réponse à plusieurs tiroirs

Qu’il s’agisse de Philippe Silberzhan, Clayton Christensen ou Alex Osterwalder dont nous allons préciser rapidement le point de vue de chacun plus bas, je pense que nous pouvons nous accorder à dire que :

  • Si les entreprises ne parviennent pas à réellement innover (en termes d’usages, de produits ou de services) et se mettent en proie au risque de se faire « kodakiser » c’est notamment parce qu’elles n’ont pas absolument organisé ou managé l’entreprise et son capital humain pour cela.
  • Ou alors uniquement avec une vision tactique mais sans la culture qui avec… La vision du récent limogeage du patron de General Electric vu par Philippe Silberzhan est à ce titre passionnante ; )

Je m’explique.

D’abord en citant le même auteur(cf. Philippe Silberzhan) que j’ai découvert en suivant le MOOC IDEA 2 et dont j’ai lu « Relever le défi de l’innovation de rupture ». Ce dernier évoque notamment la question du modèle d’affaire (pour plus de détails et une vue globale de ses travaux, il faut à nouveau aller sur son blog ici).

Sans trop jargonner et en faisant très simple concernant KODAK, c’est une chose, que de vendre des appareils photos et du tirage papier associé via les pellicules et ça en est une autre  que de prendre le virage d’une nouvelle technologie alors que,  j’ai dans mes cartons, le premier modèle d’appareil photo numérique.

Chasser la proie pour l’ombre ou tuer la poule aux oeufs d’or. Bref nous voilà en substance dans ce que décrit Clayton Christensen dans « The Innovator’s Dilemma » (que je n’ai pas lu) au sujet de ceux qui iraient chercher notamment l’innovation de rupture.

 

 

Et croyez moi ce dilemme est vraiment celui de l’entrepreneur qui se lève le matin à ressources limitées (sachant que c’est toujours le cas puisque lorsqu’on a 1000 milliards on n’a pas 2000 milliards de cash à la banque) et qui est conscient de devoir faire bouillir la marmite à court terme tout en se préoccupant et en agissant pour le futur…

Je dois dire quand même, qu’en étant lucide sur ce dilemme qui relève du choix cornélien, les choix d’investissements ou d’allocations de ressources à l’une ou l’autre des branches deviennent plus rationnels à mon avis.

Car oui, c’est bien avec 2 branches que l’organisation idéale ambidextre doit agir :

  • l’une en charge du métier de l’entreprise et du quotidien.
  • et l’autre en charge des nouveaux produits, services ou modèles d’affaires innovants avec un regard sur les 20 prochaines années.

C’est à ce stade que les travaux d’Yves Pigneur et d’Alex Osterwalder de Strategyzer sont intéressants et apportent réellement de l’eau au moulin de celles et ceux qui voudraient organiser leur boîte dans une dynamique culturelle et opérationnelle d’innovation vertueuse.

Les deux articles relatifs à la position dans l’organigramme du Chief Entrepreneur consultables ici ou ici sont riches d’enseignements et montre que finalement nul n’est tenu à l’impossible.

La conclusion :

Les pratiques ou outils de la culture et du management de l’innovation / de l’entrepreneuriat sont aujourd’hui connus et accessibles au plus grand nombre :

Sans être exhaustif, les outils nommés Business Model Canvas ou Value Proposition Canvas, le Design Thinking, l’approche Lean Start Up, la méthode du Design Sprint, la théorie de l’entrepreneuriat nommée Effectuation, le Gamestorming (l’ensemble de ces approches font désormais l’objet d’une masterclass chez kosmoss dont le contenu et les dates sont consultables ici) ou le Corporate Hacking sont abordés dans de nombreux ouvrages ou articles sur Médium ou Linkedin.

La vérité selon moi est que la transformation au sens large de l’entreprise/organisation (qu’elle soit en termes d’approches digitales, d’innovations, de mutations industrielles et la liste n’est pas finie) doit être avant tout culturelle.

En impliquant notamment l’ensemble des parties prenantes de la boîte & soutenue par la direction (collégiale) de l’entreprise en tant que sponsor et / ou leaders pionniers.

Effectuation: Comment les entrepreneurs pensent et agissent… vraiment >

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