entreprise-agile-kosmoss-rhone-alpes-auvergne

Libérée, ô mon entreprise libérée : place à l’initiative

Libérée, ô mon entreprise libérée : place à l’initiative

« J’aimerais que ma boîte devienne une entreprise libérée. »

Pas une semaine sans que la télé, la radio ou la presse ne proposent d’émissions liées à une entreprise libérée : gestion des talents, startup agile, bonheur au travail, management bienveillant… La croissance et la satisfaction des travailleurs sont parfois associées de près ou de loin à la notion d’entreprise libérée.

entreprise libérée définition

Quelle définition donner à une entreprise libérée ?

Thème fourre-tout par excellence, c’est l’économiste Isaac Getz qui l’a popularisé.  Pour lui, une entreprise libérée se manifeste par des éléments d’interprétation assez précis comme la liberté d’initiative complète des collaborateurs de l’entreprise. Même si la démarche est plus ancienne (on pense à Harley Davidson ou au groupe GORE notamment), les manifestations actuelles aux 4 coins du monde sont légions.

Bref, l’entreprise libérée, au service de bons résultats, est plus que jamais d’actualité dans un monde occidental en proie aux doutes et où les inégalités se creusent. La satisfaction des salariés, souvent malmenée, étant elle aussi un résultat favorable lié à une telle démarche.

entreprise libérée Une entreprise libérée, il ne suffit pas de le vouloir.

Contrairement à un achat de machine, à des investissements rationnels, ou à un budget marketing, une entreprise libérée n’est pas qu’une ligne dans un business plan ou un sujet de compte rendu de direction. C’est bien plus que ça, puisque cela tient davantage à une philosophie globale et renvoie donc au projet de l’entreprise.

Celle-ci peut donc se libérer potentiellement par le haut ou par le bas, sachant que, vous l’aurez compris, il ne sera très vite plus question de haut ou de bas.  Parmi les principes d’une entreprise libérée, figure celui d’une hiérarchie vertueuse sans manager inutile. Ironie du sort : l’entreprise libérée peut être définie comme un type de management… mettant finalement les managers d’entreprises au placard.

Pour Tom Peters et Robert Waterman, auteurs de L’entreprise libérée : libération, management (1993), il s’agit d’abandonner ses repères hiérarchiques et tous les réflexes acquis avec la société industrielle. Qu’elle vienne des salariés ou du dirigeant, la volonté d’une entreprise libérée doit donc se construire pas à pas avec l’idée que cela rend tout le monde meilleur, c’est à dire probablement épanoui et efficace.

comment libérer son entreprise Mais d’ailleurs pourquoi une entreprise libérée ?

Nous touchons ici au cœur du sujet.

Les raisons peuvent être une crise profonde, comme l’illustre le cas de Chronoflex, souvent cité en France. Alexandre Gérard, à la tête de Chronoflex, a finalement « libéré ses salariés » en bouleversant l’organisation de son entreprise et en leur donnant une plus grande confiance.  Mais cela tient souvent à l’état d’esprit des dirigeants ou des managers convaincus d’une idée : mettre les hommes et les femmes de leur organisation dans des conditions favorables d’autonomie et de confiance leur permet de résoudre par eux-mêmes les problèmes qui se présentent à eux. Ce sont les salariés qui gèrent le management de leur entreprise.  Ils organisent eux-mêmes leur tâches, sans qu’on leur indique comment travailler. Leur statut change : ils vont même jusqu’à intervenir dans les recrutements, les investissements, ayant un pouvoir décisionnaire dans leur organisation.

Mieux, ils prennent les initiatives favorables à la satisfaction et à la fidélité des clients ou des parties prenantes.

travailler-en-équipe-kosmoss


L’entreprise libérée: la panacée pour devenir agile, relever les nouveaux défis ?

Une conclusion rapide et tentante pourrait être de dire oui, bien sûr. Mais la vérité doit être plus nuancée. Pas d’entreprise libérée en effet, sans volonté absolue des dirigeants ou de quelques managers volontaires. Cette démarche doit être intégrée dans la longueur et il sera probablement nécessaire d’assumer quelques premiers écueils.

Mais au delà de sa libération, l’entreprise a surtout besoin de salariés engagés durablement et heureux au travail ; au service de l’agilité et de la performance économique de l’entreprise.

Et pour cela, pas de miracle : autonomie, confiance, vision, bienveillance des rapports humains, communication interne régulière et globalement transparente sont probablement des clés de gouvernance contemporaine que certains oublient parfois. Et pour le coup, le baby foot et les bonbons à volonté dans l’open space ne suffiront pas…

travailler-en-open-space-

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.