impression 3D

IMMERSION DANS L’IMPRESSION 3D

Romain À la Une, Culture du Design

 

ET SI ON COMPRENAIT L’IMPRESSION 3D ?!

A mon arrivée chez Galatée 3D, j’ai été accueilli par Benoit MALAVAL, patron de l’entreprise, et également patron de Tressages du Dorlay, qui conçoit et fabrique des tresses et gaines inox, cuivre et polyamide.

Il m’a donc dans un premier temps présenté les deux entreprises (situées sur le même site) afin d’en comprendre le fonctionnement.

Je suis ensuite passé dans le bureau de Galatée, et m’y suis installé pour mes 4 jours de formation. Benoit m’a expliqué qu’avant toute chose, il était important que je comprenne le fonctionnement d’une imprimante 3D, et d’en connaître toutes les phases d’utilisation.

Une machine mal nettoyée réaliserait des pièces de mauvaise qualité.

C’est Benjamin, son employé qui m’a tout expliqué, en me montrant tout d’abord comment nettoyer la machine une fois l’impression terminée, une phase très importante car une machine mal nettoyée réaliserait des pièces de mauvaise qualité lors d’une prochaine impression.

Une fois cette première approche assimilée, Benjamin m’a proposé de nettoyer des pièces imprimées, afin de constater les difficultés que l’on peut rencontrer sur les pièces complexes et de faibles épaisseurs.

Quand je vous parle de nettoyage de la pièce, il ne s’agit pas là d’un simple dépoussiérage, mais bien d’un vrai nettoyage, puisque la pièce est complètement enduite d’une matière support, qui permet le renfort des zones faibles lors de l’impression et qu’il faut donc retirer.

Ce fut tout pour ma première journée, et je dois dire que je suis resté un peu frustré de n’avoir qu’uniquement nettoyé des pièces, je me suis même demandé ce que je faisais là.

Ce n’est que le lendemain matin, en me rendant chez Galatée pour mon deuxième jour, que je me suis rendu compte à quel point cette phase de nettoyage avait été importante. Effectivement, en nettoyant j’ai pu me rendre compte que si la conception de la pièce sur fichier 3D n’est pas bonne, alors une fois la pièce réalisée, elle sera trop fragile et cassera facilement.

Il est donc impératif d’avoir un fichier 3D réalisé en bonne et due forme afin que tout se passe pour le mieux lors de la réalisation et le nettoyage de la pièce.

LA PHASE CONCEPTION 3D

Je suis ensuite passé sur un projet concret et pour le moins plutôt complexe, qui concerne la réalisation de la maquette de toiture pour un futur bâtiment public.

En soit, c’était une tâche simple qui s’est avérée être compliquée, pour la simple raison que la personne qui nous a contacté a réalisé un fichier non conforme à l’impression 3D, impliquant de nombreuses retouches, et même de nombreuses « bidouilles » pour espérer pouvoir imprimer.

Si vous voulez un exemple de ce qu’il ne faut pas faire, alors n’utiliser pas SketchUp pour l’impression, et préférez Solidworks, Rhino ou bien CATIA!

Un fichier 3D de bonne qualité est impératif pour obtenir une impression 3D de bonne qualité.

C’est à ce moment précis que j’ai réalisé l’importance d’un bon fichier, sinon la perte de temps est considérable.

Dans le cas présent, je me suis donc retrouvé avec un fichier contenant une toiture d’épaisseur nulle, et donc impossible à imprimer, il m’a tout d’abord fallu ré-épaissir toutes les surfaces. Il faut savoir que l’épaisseur minimum pour impression est de 1,5mm. Si c’est légèrement inférieur, la solidité de la pièce sera très faible, et en dessous d’1mm, elle ne pourra même pas être imprimée.

Ce premier problème étant résolu, un autre majeur s’est alors présenté, puisque une fois épaissis, il fallait alors lui appliquer un motif, répété sur l’ensemble. Le problème étant que le motif lui aussi était d’épaisseur nulle. De plus il était bien trop petit pour pouvoir être visible lors d’une impression, la toiture étant imprimée pour une maquette au 1:300.

Il m’a donc dû refaire un motif, suffisamment gros pour qu’il passe en impression. Je me suis inspiré du motif initial pour en réaliser un, de manière à comprendre l’intention, sans pour autant y être fidèle à 100%. Il faut pour de l’impression 3D savoir parfois s’adapter afin de faire passer une intention, sans toujours pour autant s’attacher à être complètement fidèle au produit final.

J’ai par la suite pu commencer à appliquer ce motif sur la toiture, ce qui a pris un temps considérable, et c’est là une étape qui aurait dû être anticipé par le client.

De plus, au fur et à mesure de l’avancé de la conception, je m’apercevais qu’à force de « bidouilles » diverses et variées, le fichier 3D rencontrait d’énormes problème, il était notamment parfois impossible d’appliquer le motif sur certaines surfaces, tout simplement parce que la racine du fichier n’avait pas été correctement conçue.

Ce n’est qu’à la fin de ma formation que nous avons pris la décision de repartir d’un fichier vierge, pour pouvoir concevoir la toiture de manière correcte. Cela signifie donc que nous avons perdu trois jours sur un fichier, pour la simple raison que le client n’a pas envoyé quelque chose de correcte dès le départ.

CE QUE JE RETIENS

La formation chez Galatée m’a fait réaliser une chose essentielle, c’est que lorsque l’on souhaite faire imprimer une pièce en 3D, il est impératif de connaître les contraintes d’impression, et d’envoyer un fichier proprement réalisé afin que tout se déroule pour le mieux.

Je retiens également qu’une tâche qui peut sembler ingrate comme le nettoyage des pièces est en réalité une très bonne phase d’apprentissage dans la compréhension de ce qu’il est possible de faire, et des choses qui sont à éviter dans l’impression 3D

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