Mon premier design sprint* « made in Kosmoss » : 3,2,1, go !

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Posons le décor

Un vendredi à 18h, dans les locaux de Kosmoss, l’agence de business development qui monte, Saint-Étienne :

Trois sprinters viennent de finir leur semaine sportive, le sourire aux lèvres. Ce n’est pas leur premier Design sprint* made in Kosmoss. De toute manière, « chaque sprint est différent » m’avoue Guillaume, vétéran aguerri.

Moi il s’agit de mon tout premier.

Et croyez-moi, c’est quelque chose:)

 

C’est grave, docteur ?

Mes symptômes après cinq jours de ce concept novateur, que je vais vous présenter au prochain paragraphe (patience) :

  • Stimulation mentale très haute
  • Sensation physique d’avoir couru tous les jours de la semaine (alors que globalement mes jambes sont restées sagement repliées sous ma chaise)
  • Courbatures au cerveau

Résumons : une sensation de grande énergie donnée et partagée, et en même temps un besoin irrépressible de me balader dans les champs et de ne plus voir un ordinateur pendant quelques heures au moins. Normal ?

« Oui, typique de l’effet design sprint* »
(Jonathan, sprinter chevronné)

Ah bon. 

Le design sprint*, un accélérateur de particules !

Check :

  • Démarrage dans les starting blocks : ok
  • Montée en puissance de l’effort : ok
  • Maintien d’un haut niveau de performance jusqu’à la ligne d’arrivée : ok

Comme pour le sprint athlétique, l’accélération est au coeur du process du design sprint*, concept développé par Jake Knapp dans son livre « The Sprint Book – How to solve big problems and test new ideas in just five days ». Ce livre fera l’objet d’un autre (encore ? oui, encore) article de blog, histoire de reprendre les fondamentaux.

Mais donnons une brève synthèse ici, histoire de comprendre de quoi on parle :

Un design sprint accélère la prise de décision et l’idéation d’un projet professionnel que l’on souhaite voir aboutir rapidement.

Comment ? En activant les leviers suivants :

Les points clés

  • Unité de temps (une semaine) et de lieu
  • Accélération de la prise de décision et de l’idéation
  • Implication et présence du client pendant les 5 jours dans un esprit de co-construction, pour éviter tout risque de « myopie marketing » : on chausse les lunettes du client
  • Test des idées grandeur nature, pour arriver, en fin de semaine, à un prototype sur lequel travailler

accélération du process

Chez Kosmoss, cette vision du facteur Temps comme un des paramètres majeurs de l’équation que les entreprises ont à résoudre a semblé la bonne analyse. S’emparant du concept les têtes chercheuses du Kosmoss l’ont expérimenté, adapté et ont créé une version largement inspirée de l’original, avec des nuances made in Kosmoss : la Sprint Boxx.

 

*Le design sprint made in Kosmoss : la Sprint Boxx 

Là où le design sprint* prototype et teste les idées qui vont marcher, la sprint boxx est la promesse de livrer un produit abouti, correspondant aux attentes du client en un temps record.

Comment tenir cette promesse ?

Grâce à l’avant et à l’après Sprint Boxx :

  • Avant : on pose le diagnostic grâce à la Doctor Boxx, moment d’analyse avec le client : ses attentes, contraintes, ressources, en temps limité, précis, cadré.

doctor boxx kosmoss

  • Après : on termine le produit s’il n’a pas été fini dans le temps imparti, rapidement, pour ne pas perdre l’énergie de la sprint boxx

 

Au final, design sprint et sprint boxx sont dans la même dynamique d’innovation, avec un engagement ambitieux mais aussi très concret : faciliter le développement d’un business ou d’un projet.

 

 

 

Pour cela, on constitue une équipe de « makers »de type Ocean’s Eleven pour parvenir au résultat. Dans le cas qui nous concerne :

– Julien, facilitateur
– Pauline, chef de projet
– Your, Jonathan, Guillaume : webdesigners (aka « l’équipe des Bogoss »), avec le renfort précieux d’Alexis.
– Et moi, rédactrice web

Ceci étant posé, revenons à mon expérience extrême d’athlète de l’équipe K 🙂

 

Jour 1 et jour 2 : Dans les starting blocks. Prêts, go !

Jour 1 : « Comprendre »

Le premier jour : je fais connaissance avec les avec les autres « makers » (de l’équipe Ocean’s Eleven) et avec les clients de l’équipe Locam, avec qui nous allons travailler sur la création de leur nouveau site internet.

Un bon café pour démarrer, dans la cuisine de Kosmoss : je retrouve :

  • Jonathan, rencontré à l’espace de cowork 4Puissance3 à Monistrol/ Loire, grâce à qui j’ai connu Kosmoss,
  • Your, jeune espoir du ping pong, expert en dosage d’espresso et en balises HTML
  • Guillaume, virtuose du graphisme web. Ces trois-là seront mes interlocuteurs permanents lors d’échanges dignes de cuisine haut de gamme dans un restaurant en plein service :

« Me manque un H1 et H2 sur la Landing page
« ça marche! »

Le texte du 2e paragraphe de la page « Nos solutions », tu peux le mettre au gabarit ?

« Trouve-moi un visuel « chercheur d’or » pour notre H1 de Home STP
« Comme si c’était fait. »

 

Je découvre également les différentes personnes de Locam impliquées dans le projet : Marie et Serge du service communication et direction, Gaëlle, Manuel et Guillaume du marketing, Blandine, Romain de l’équipe « terrain ».

 

 

Ce jour 1 est l’occasion pour moi de collecter le maximum d’infos : interviews des interlocuteurs présents et interviews téléphoniques de relais indispensables.

Objectifs :

  • comprendre l’activité
  • dégager des lignes de force
  • étudier l’arborescence

 

Jour 2 : Rassembler

La collecte est finie. J’ai été bombardée d’informations la veille, avec des niveaux et des points de vue différents, j’ai besoin de rassembler tout cela en une structure cohérente.

Heureusement, et c’est là encore une des vertus du design sprint, le client est là. En l’occurrence Marie et Gaëlle avaient déjà rédigé un premier jet sur de nombreuses parties du site.
Alors, plus rien à faire ?

Au contraire : il faut commencer à polir, épurer, simplifier, pour tenter de garder l’essentiel et harmoniser l’ensemble des contenus, en terme de gabarit et en cohérence de fond.

Pour être honnête, c’est le jour que j’ai trouvé le plus difficile.

 

 

Montée en puissance

Jour 3 et 4: produire

ça y est, la phase préparatoire est terminée. Dans le jus bouillant du chaudron, la salle de cowork de Kosmoss, j’alterne entre brainstormings avec Marie et Gaëlle et productivité intense pour tenir le rythme. N’oublions pas qu’un site avec une belle arborescence doit être validé d’ici 2 jours, contenu et design compris.

 

 

Et j’atteins le « flow » …

Jour 5 : ça turbine un maximum

Le contenu est maintenant bien décanté. Marie et Gaëlle continuent à produire, je reprends leurs textes et les adapte à l’intégration web ou je crée certaines sections.
Jonathan, Guillaume et Your sont en pleine action et moi j’atteins un état de concentration étrange : le flow.

Le Flow, baby.

Le flow ou la concentration extrême, qui te permet d’avancer, de produire, de créer dans un état très particulier, difficile à décrire.

Du coup je demande à Wikipedia de m’aider :

En psychologie positive, le flow (littéralement flux en anglais), ou la zone, est un état mental atteint par une personne lorsqu’elle est complètement plongée dans une activité, et se trouve dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction dans son accomplissement. Fondamentalement, le flow se caractérise par l’absorption totale d’une personne dans son occupation.

 

E = MC2

Pour résumer cette expérience très intéressante en terme de process de travail et process interne, je dirais que pour moi la principale vertu du design sprint est de permettre à l’énergie individuelle et collective de se libérer.

Avec cette libération d’énergie, toujours canalisée vers l’objectif à atteindre, en « perdant » une semaine on permet en fait au client de gagner des mois.

Quant à moi j’ai été tellement séduite par cette décharge d’adrénaline avec des gens créatifs et impliqués que j’ai signé pour mon deuxième design sprint avec Kosmoss la semaine suivante !

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